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mercredi 2 novembre 2011

97 heures

Ces dernières heures, les 97 qui composaient ce long week-end (miam, bien mérité), j'ai... ri aux facéties de deux juniors, multiplié mes yeux pour les ramener sains et saufs à la maison.

Souri à leur complicité enfantine, à les voir disparaître des heures autour de jeux pour lesquels, finalement, je ne suis pas utile. Pris un air béat à quelques doubles câlins.

Joué avec eux, aussi, un peu, parfois.

Dit au revoir à ma fille.

Puis bonjour, deux jours après.

Discuté avec une sympathique et bavarde demi folle obsédée par les plaques commémoratives dans le train, elle en a loupé sa station.

Fait des nuits en tranches napolitaines, un peu de début de sommeil puis un réveil de mi-nuit pour accueillir celui qui rentrait. Les effets du changement d'heure sur la paire de juniors, aussi, une nuit.

Ri à deux à l'un de mes films cultes. Découvert un indispensable chanteur.

Fait des tas de choses indescriptibles qu'on met sous le nom "rien fait" quand on raconte son week-end. Sauf que dans ce rien faire se tissent bien des choses essentielles. Sourire...

Cuisiné, un peu.

Dormi, pas tout à fait encore assez.

Et fait des choses pas racontables non plus. Comme scandalisé ma grand-mère (huhu, j'y arrive encore, elle n'est pas complètement habituée !).

Et puis, sur la fin, mesuré le vide que laisse celui qui rentre quand il s'en va de nouveau. On s'habitue, vite, à la présence d'un autre battement de coeur à côté du sien...

Bref. C'est l'heure de retourner au quotidien. Dire que je n'ai pas envie n'est rien. Vivement ce soir, les copains.

vendredi 15 juillet 2011

La chute

Je racontais sur Twitter samedi comment, tentant une sieste du samedi, j'avais été perturbée par mes fameux ramiers en train de mater.

Je ne me fais pas encore tout à fait à la présence de ce couple qui nous prend pour des personnages de "maison-réalité". Faut dire, imaginez, les longues heures à ne faire que couver, je comprends qu'ils cherchent des distractions, aussi mornes soient-elles.

Bref, Cro-Mignonne était de "temps calme", occupée à vaquer, si j'ose dire. Dans ces cas elle passe une tête régulièrement pour voir si sa grosse feignasse de mère dort ou pas, ou plus.

La voyant rôder je l'invite à un câlin toutes les deux, pour regarder les pigeons.

5 minutes plus tard elle ronflait dans mes bras, comme quoi le pigeon peut avoir des vertus endormissantes.

Je la laisse pour aller vaquer à mon tour (comprendre : surfouiller en écoutant de la musique).

J'entends un grand "BOUM".

Et récupère ma fille, peu habituée à dormir à plus de 5cm du sol, par terre. Râlant. Je la récupère, ausculte, le temps que je lui demande si tout va bien, elle s'était rendormie dans mes bras.

On en reparlera du "trop grande pour faire la sieste" !

Du coup je l'ai rallongée et suis repartie à mes divagations musicales, en souriant à ces bribes de toute petite enfance qui parfois refont surface, encore un peu.

jeudi 4 novembre 2010

Invasion chez les suédois

L'autre jour, j'ai emmené Cro-Mi chez les suédois pour y acheter une veilleuse.

Je la lui avais promise depuis longtemps mais la concordance week-end avec elle + disponibilité de la voiture a fait qu'il nous a fallu attendre ce lundi férié pour nous y rendre. Avec une pensée au passage pour les travailleurs des jours fériés.

Aussitôt décidées, aussitôt préparées, nous voici, par la grâce du changement d'heure et de la route dégagée, à l'entrée du magasin quelques minutes avant l'ouverture.

A un moment, j'ai cru m'être trompée de pays et d'époque. Je me suis crue en Ursse du temps des files d'attentes.

Une meute de jeunes parents, équipés l'un de la poussette, l'autre du sac ou du chariot qui va bien, prêts à démarrer derrière le cordon symbolique qui indiquait que non, c'était pas l'heure.

Prêts à en découdre dans ce temple de la surconsommation où même quand on vient juste se promener, on repart les bras chargés, et où chaque article est produit en milliers d'exemplaires.

La bave au lèvres, le rictus mauvais, l'œil bas de plafond...

On me signale dans l'oreillette que j'en rajoute un peu, ce qui n'est pas impossible. Mais quand même.

Nous y avons donc fait l'emplette de Spöka la veilleuse (renommée depuis, par un curieux glissement de mon non-suédois et de la prononciation de ma fille : Skopiya), ainsi que d'une boîte à ranger, de deux oreillers pour moi, et de quelques piles d'avance (j'avais VRAIMENT besoin de tout ça, ne vous moquez pas).

Et vous voulez tout savoir de l'horrible réalité ?

Cro-Mi voulait une veilleuse car elle est dans une phase "un peu peur du noir" (en fait : un peu peur d'avoir peur...) et cauchemars.

Depuis qu'elle en a une, elle l'éteint consciencieusement parce que la lumière l'empêche de dormir. Ahem. On s'inquiète toujours trop pour nos enfants. La bonne nouvelle c'est qu'elle trouve quand même Skopiya très jolie, on a pas tout perdu...

mercredi 13 octobre 2010

Quand...

Quand après quelques jours de rodage à un nouveau rythme, Cro-Mignonne se lève le matin et vient se glisser dans mon lit pour un réveil en douceur, ou un endormissement avant la sonnerie...

Quand après avoir effectué le parcours du combattant il nous reste 10 minutes pour un câlin du matin...

Quand au coucher on s'échange secrets et mots d'amour avant de se dire bonne nuit...

Quand j'ouvre enfin mon Libé du jour et que je pense, à chaque fois, aux doux dingues qui m'offrent ce moment quotidien...

Quand je fais de belles "rencontres", qui sont surtout la poursuite d'évidences...

Quand je change l'envie de perfection pour l'envie d'harmonie, et que ça fonctionne du coup beaucoup mieux...

Quand je passe des moments si simples et évidents qu'une sorte d'onde de bien-être me parcourt...

Quand je suis un peu vide, le soir, un peu triste, et que je reçois un ou des mails, un coup de fil, un sms, qui me donnent le sourire, pour une raison ou pour une autre...

Quand un fou rire à perdre haleine me prend...

Quand je me dis que même si je ne l'aime pas tous les jours, par la grâce des humains qui l'occupent, ma vie a un sens, un petit, mais joli sens...

Quand je pense aux bons moments qui m'attendent dans quelques jours...

Je me dis : "Après tout, tout va plutôt bien".

mercredi 6 octobre 2010

S'habituer à l'idée

Je suis étonnée par la facilité que nous avons, Cro-Mi et moi, à nous installer dans nos nouvelles habitudes.

L'organisation tourne, et nous laisse le temps pour des pauses de tendresse à toutes les deux. Des choses ont changé, mais pas tout. Et le fait d'être deux au lieu de trois ne double pas mon travail (ok je gère tout, mais moins de tournées de lave-vaisselle, de lave-linge à gérer).

Bref, on s'habitue bien à être entre filles et c'est tant mieux.

Pour autant, des choses que je ne soupçonnais pas s'insinuent dans ma tête et il faut s'habituer à l'idée.

Comme, par exemple, s'habituer à l'idée que la probabilité que j'ai un ou plusieurs autres enfants.

L'envie ne me tiraillait pas tant que ça, pourtant, juste avant. Sans doute parce qu'il était peu envisageable que le Papa de Cro-Mi et moi on le fasse ensemble. Même si tout avait l'air de ne pas aller si mal.

Maintenant je me dis que toute "jeune" que je sois encore, l'âge avance. Que la probabilité que je trouve un potentiel amoureux qui serait un potentiel papa, que l'envie en soit partagée, que la nature suive son cours, fait que même si tout ceci se produisait, je me retrouverais dans le camp des mamans à grossesse tardive. Ce dont je n'ai pas très envie sur le principe.

Ceci dit on est bien, nous deux. Et je ne suis pas sûre que replonger dans les joies des premiers mois soit si tentant que ça, à bien y penser. C'est juste l'idée de me faire à l'idée que ça pourrait ne jamais m'arriver, alors que je me gardais cette réflexion pour la ménopause, ça ne me laisse pas si indifférente que ça.

Mais bon. Ca s'en va et ça revient. Cro-Mi comble mes envies de me plonger dans des odeurs d'enfance.

C'est juste que les deux choses que j'ai faites de mieux, par amour, c'était les renoncements et une enfant.

vendredi 1 octobre 2010

Si tu ne m'aimes pas...

Ca fait quelques fois ces derniers temps que je surprend chez ma fille des regards qui me scotchent.

Un peu à la Carmen (d'où le titre).

Des regards de future femme conquérante, sûre d'elle, séductrice.

Et ça marche (normal).

A l'heure qu'il est elle mène par le bout du nez le petit S., terreur des cours de récréation et du square qui se transforme en chevalier servant autant que prévenant pour ma fille. Le pire c'est qu'elle s'en rend à peine compte.

Je plains le petit mecton qui se mettra en tête de lui résister, quand elle aura jeté son dévolu dessus.

Par avance, je m'excuse auprès des parents qui auront des cœurs brisés à soigner.

En même temps, un peu envieuse, je lui demanderai bien de me donner quelques leçons, figurez-vous.

(Répondages à retardement aujourd'hui, journée des administrations avant de prendre l'avion pour le week-end).

mardi 27 juillet 2010

Breaking the news of the tototte !

Dans l'idée, hier, je m'apprêtais à vous parler du temps toujours pourri, de la millionième rediffusion des films de l'été (la 7ème compagnie, le gendarme) et des documentaires, de la misère intellectuelle de notre télé en période estivale.

Mais, breaking news, un événement d'importance s'est produit hier.

Dans le courant de l'après-midi, alors qu'on parlait de tototte (sur un ton un peu moqueur de ma part, je dois bien l'avouer), Cro-Mi m'a remis la sienne en me demandant de la ranger dans son tiroir.

Elle ne l'a pas réclamée pour dormir, et était assez fière de m'expliquer que quand elle était un bébé, elle avait besoin d'une tototte, mais plus maintenant.

Et la nuit est passée, la voici fière d'elle et fière de ma fierté.

Grande fille !

lundi 19 juillet 2010

Autoritaire ?

Effet conjugué de la génétique, de son âge et de la fréquentation du cencre de loisirs, notre fille traverse une phase particulièrement autoritaire.

Je dis particulièrement, parce qu'elle l'est un peu naturellement. On l'appelait le shérif à un an, quand elle gérait l'ouverture et la fermeture de la porte du Parrrk. C'est dire.

C'est ainsi qu'hier en vadrouille, elle a décrété que j'étais son assistante. SON ASSISTANTE !!!

Une petite tendance à la bouderie quand elle n'obtient pas ce qu'elle veut.

Du coup je récrimine et je m'agace.

Et pour me dérider, avec ou sans le concours de son père, c'est défilé de mignonneries, de moues craquantes, de "je t'aime maman, tu es la meilleure maman du monde et la plus belle et la plus gentille".

Oui, elle a tout compris.

Nous voilà bien partis, c'est moi qui vous le dis...

mardi 25 mai 2010

Hier, férié

Hier, férié, donc. Pour une partie d'entre nous.

De toute façon, hors la première année où j'ai exécuté mes sept heures dans un bâtiment vide, je donne des RTT ou des congés et m'abstiens d'aller travailler, pour un tas de raisons.

Donc, hier, férié, pour nous les filles. L'Amoureux lui, travaillait courageusement (mais il a la clim dans son bureau).

Certains se sont promenés, ont bronzé, fait du sport, des découvertes culinaires ou artistiques.

D'autres ont mis à profit la moindre minute pour faire des travaux, du rangement. Des choses utiles.

Nous, les filles de la tribu de Cro-Mignonnerie, ont a pris les choses à la cool.

Réveil en douceur.

Ateliers de travaux manuels réclamés par la petite, supervisés par la grande.

Dégustations de restes du repas d'anniversaire familial.

Longue sieste pour elle, pour moi. Dans le noir pour elle, un rayon de soleil sur mes pieds.

Puis dessins animés en goûtant, bain joyeux et bavard.

Elle me faisant état de sa science du puzzle, moi de la science de bien raconter des histoires.

Un moment rare que d'avoir toute une journée à nous deux. Précieux. Heureux.

samedi 22 mai 2010

Work in progress - Edition 2010 - Part II

Suis pas peu fière.

Réalisation en parallèle d'un double marathon de la maternité :

  • Animation du premier goûter d'anniversaire de la Cro-Mignonne. Ambiance Benetton avec la blackette, la beurette, et la semi Noich' ! Seulement trois, mais dont l'une en vaut 4 ou 5. Les deux plus sages sont épuisées à l'heure qu'il est, la boule de dynamite doit éreinter sa mère. Mais quels sourires, les trois !
  • Réalisation du gâteau qui va sous le décor et retournage dudit décor. Ca le fait. Cro-Mignonne a approuvé. Y a plus qu'à coller 4 bougies dessus demain et souffler (après avoir réalisé la blanquette qui va bien, retourné le salon, bu un peu des bulles, et tout ça).

Je ne suis pas sûre de faire long feu ce soir, notez. Mais radieuse des sourires, bisous et câlins des filles et de la mienne en particulier.

Preuve en image que le cru 2010 ne sera pas un râtage :

Work in progress - Edition 2010

Cette année, après le choix du motif, j'ai décidé de me doter d'outils performants.

Pour les colorants, j'avais repéré un fournisseur. Mise à jour des stocks in extremis.

Pour le coloriage, on laisse tomber les cure-dents et on passe à l'outillage professionnel.

Résultat des premières étapes...

La rapidité d'exécution est vraiment stupéfiante, merci la seringue en silicone.

Pour le retournage et le dévorage... affaire à suivre !

vendredi 21 mai 2010

Les enfants passent...

Hier soir, retour inhabituel en train, pour cause de Rock Star de L'Amoureux qui avait besoin de la voiture pour trimballer son matériel de dieu de la scène.

D'ailleurs, si jamais je me demandais pourquoi prendre la voiture alors qu'il y a des transports en commun, j'ai la réponse. Avec une correspondance parfaite, et des places assises, en bref, le trajet idéal (bien que chaud et migraineux), j'ai mis 55 minutes de porte à porte contre une trentaine, 35 au pire, dans les jours normaux en voiture. Vive le banlieue à banlieue.

Bref.

Premier train. Monte avec moi une volée de collégiennes, jupes marine au genou, polo blanc. Quelques accessoires plus colorés mais encore bien sage viennent ajouter des touches de pré adolescence à l'ensemble. Le maintien typique des enfants très très bien élevés, qui fréquentent le privé. On compare d'impeccables cahiers d'histoire, on se raconte la photo de classe, sagement. Elles me font penser à une ancienne chanson de Maxime Le Forestier, celle dans laquelle il tombe amoureux de tout un pensionnat.

Correspondance, Asnières. Changement de quai, changement de monde.

Une bande de jeunes gens, du même genre d'âge, s'alpaguent joyeusement sur le mode zyva. Ca cause fort, ça ricane. C'est coloré autant que les précédentes étaient majoritairement diaphanes et blondes. Ce brave monde n'est pas aussi policé, mais me renseigne gentiment sur la destination du train. Ils sont plus bruyants que méchants, c'est sûr. Ils me font penser à des musiques plus récentes et urbaines, mais pas toujours moins poétiques.

Je descend un peu après eux.

Et me demande à quoi ressemblera ma fille à leur âge.

Cro-Mignonne qui attaque ses 4 ans, l'oeil et l'esprit vif, le corps gracieux et la joie de vivre chevillée au corps.

Bon anniversaire, ma chérie.

lundi 17 mai 2010

The Eiffel Tower

Il existe une chose étrange, entre plaisir et contrainte, quand on est parent de jeune enfant, c'est la tournée des endroits à touristes.

Car oui, les enfants sont des touristes qui s'extasient devant les zoos, mais aussi les bateaux mouches ou la tour Eiffel.

Les deux premiers ayant déjà été vus, et revus, c'est vers la dernière que nous nous sommes dirigés hier.

Il a fallu le dernier week-end où Cro-Mi entrait à l'oeil et la panne de mes propres ascenseurs à touristes pour que je retourne sur ce lieu du diable, où, je le rappelle, on est perché sur quelques poutres métalliques dans le vide.

Pas mon truc a priori, donc.

Celà dit, malgré quelques angoisses préalables, je n'ai pas pleuré ou vomi dans les ascenseurs, on peut donc raisonnablement dire que tout s'est bien passé.

Mais quelle attente ! Trois quart d'heure avant de monter malgré les billets achetés avec heure obligatoire, au moins dix minutes avant de descendre, tout ça pour un lieu dont on a quand même littéralement vite fait le tour !

Et les vendeurs à la sauvette qui vous harcèlent, ça me gonfle.

Ceci dit, gaminette était ravie. Alors moi aussi, finalement.

PLus qu'à suivre les conseils de Gilda et de grimper sur la tour Montparnasse !

Rien à voir si ce n'est que c'est à Paris : l'expo Willy Ronis à la Monnaie de Paris, belle, belle... et encore mieux en bonne compagnie. Allez-y.

Et re rien à voir : happy 30, mon frérot !

lundi 12 avril 2010

Printanière

Ce week-end fût doux, au propre comme au figuré. De tablées en terrasse, de famille en rencontres et retrouvailles, de rires de Cro-Mignonne en sourires de se faire chauffer au soleil....

La première bière en terrasse de l'année, des pâtes divines, un marathon suivi presque en direct (4h18 !!!!), un anniversaire, des instants doux et câlins.

Du coup ce matin c'était un peu violent de revenir au travail. Tellement que j'en ai oublié de passer chez un prestataire (rien de grave, ça attendra demain). Sans trop savoir de quoi la semaine sera faite, mais chargée, sans doute.

Alors je puise des forces dans le bonheur de retrouver enfin le printemps.

mardi 15 décembre 2009

Amitiés enfantines

Hier, à peine posée à mon bureau après un démarrage en trombe, mon portable sonne.

La maîtresse de Cro-Mignonne m'annonce une présomption de gastro.

Du coup je préviens qui de droit, m'assied sur mes récups de vendredi pour les prendre hier, et fonce sur l'autoroute, admirant au passage l'immobilité totale de la file d'en face, congestionnée par la grève du RER A.

Arrivée à l'école, je trouve ma fille dans le coin bibliothèque, ravie de me voir arriver. Et à l'idée qu'on passe la journée ensemble à la soigner.

Mais dans le coin bibliothèque, il y avait aussi Monsieur T. et Mademoiselle T., les copains préférés de Cro-Mignonne.

Qui ne voulaient pas la laisser seule dans son coin à s'ennuyer.

Cro-Mignon. J'ai fondu.

Finalement, il s'avère que le fondement de ma fille n'est provisoirement pas très étanche, mais sans fièvre (ou si peu) et sans vomissements, on a échappé au pire.

Enfin pas aux multiples lessives, hier, ni à la fatigue liée à une malade qui se sentait subitement BEAUCOUP mieux.

Je crois que j'aurais dû me faire arrêter pour me remettre...

lundi 7 décembre 2009

Breaking news

Une information essentielle vient perturber la ligne éditoriale de ce blog.

Sans aucune sollicitation de notre part et juste à la force de son plein gré,

Cro-Mignonne est propre la nuit !!!!!!!!

Plus d'couches pour Cro-Mi, plus d'couches pour Cro-Mi !!

Elle est CRO forte.

Sinon, vu "Neuilly, sa mère" et bien ri samedi, passé la soirée en bonne compagnie, fait le sapin dimanche... pourquoi ce week-end s'est-il arrêté ??

mardi 1 décembre 2009

Mon ours

L'enfance est une période où s'alternent nuages roses de bonheur parfaits et enfers nerveux.

Après la semaine dernière agitée de caprices divers et de punitions ô combien mal vécues (c'est vrai, ça, une princesse royale ne peut être punie, même par ses parents, tout le monde sait ça !), nous sommes revenus à une cohabitation harmonieuse, pleine d'amour, et chacun de nos moments partagés avec Cro-Mi est parsemé de pétales de roses.

Tout ça pour dire que parmi les bonheurs ineffables de la vie avec des enfants, il y a les trouvailles linguistiques.

J'adore les conjugaisons erronées, mais pleines de logique du genre "j'ai prendu" ou "en va toi".

Comme ma fille est une pipelette et qu'elle ose tout, on en entend toute la journée.

Mais elle est aussi prolifique en expressions imagées. Je sais je devrais noter.

En l'occurrence, depuis qu'on est allés à Thoiry, elle appelle mon fameux manteau qui tient chaud "ton ours".

L'autre soir le manteau avait chu de son porte-manteau, à quoi je m'étais dit qu'il ne tomberait pas plus bas que le panier qui l'avait reçu. Le lendemain matin, elle me dit comme ça "tu sais maman, il faut que tu ramasses ton ours !"

J'ai mis quelques secondes à comprendre. Elle, très sûre d'elle "mais si, maman, tu sais, ton ours !".

Dans les choses pour lesquelles elle ne tient pas de moi, elle est plutôt ordonnée, assez conditionnée par son père et sa Mary Poppins.

Le soir de la chute de l'ours, nous attendions un ami pour dîner. Quand elle a entendu l'interphone sonner, elle était en train de colorier par terre dans notre chambre.

Aussitôt elle a bondi sur ses pattes de derrière, a ramassé ses feuilles, ses crayons, en s'exclamant "oh, il faut que je range, il ne peut pas voir ce bazar, c'est une catastrophe".

Je jure que c'est la phrase exacte, à part catastrophe qu'elle prononce catascrophe.

J'en suis restée comme deux ronds de flan.

3 ans et demi, des fois, c'est chiant, mais qu'est-ce qu'on rigole à l'entendre !

lundi 30 novembre 2009

Des dessins dans les livres

Cro-Mignonne a découvert Polo à la bibliothèque. Polo est un petit chien qui vit dans un arbre au milieu de la mer, à qui il arrive de poétiques histoires sans paroles, ce qui permet de varier la narration d'un soir à l'autre.

Polo a un blog, sur lequel des dates de dédicaces apparaissent parfois.

Alors vous pensez bien qu'en voyant le salon du livre jeunesse au programme, nous nous sommes précipités.

Et c'est ainsi qu'à part la malédiction que nous partageons avec Karmara (être au même endroit en même temps mais ne pas arriver à se voir), nous avons passé une fort jolie matinée samedi, avec une enfant très intriguée par le Papa de Polo qui a fait un dessin dans son livre préféré !

3 ans et demi, premier salon du livre, première dédicace, en voilà une que sa mère ne peut pas renier !!

vendredi 20 novembre 2009

Cheeeeeese !

Parmi les institutions scolaires qui n'ont pas changé des tonnes depuis mon passage sur les bancs de l'école, la photo de classe.

C'est aujourd'hui la première fois que Cro-Mignonne se fera immortaliser avec ses camarades.

Tout aurait dû bien se passer : choix des vêtements hier, un bon bain, démêlant pour qu'elle ait une queue de cheval à peu près apprivoisée au moins le temps de la photo, tout ça.

Sauf que ce matin, elle était d'une humeur de dogue, j'ai donc laissé un tromblon hurlant à son père.

J'imagine le résultat sur la photo et je me marre. Ah y a des copains et copines qui sauront où venir chercher les dossiers, quand elle sera plus vieille. Gniark.

Cela dit, ça m'a porté la poisse, j'ai mis deux heures à venir en ratant une réunion au passage pour des raisons non expliquées, à part que ça ne roulait pas DU TOUT. Du coup je suis un peu sur les nerfs.

Du coup va pas falloir qu'elle me cherche trop ce soir, elle a intérêt à avoir retrouvé sa bonne humeur d'ici là.

Non mais.

lundi 16 novembre 2009

Partage enfantin

Samedi, Cro-Mignonne avait invité pour la première fois une copine jouer à la maison.

Et mère indigne que je suis, je n'y étais pas !!

Mais "Crécy qui ne parle pas" a semble-t-il, passé un bon moment chez nous avec Cro-Mi et L'Amoureux en gentil organisateur de leurs activités, lecteur de livres à répétition et serveur du goûter.

Pour nous remercier, Cro-Mi m'a beaucoup parlé de son papa qui était très bien, et puis elle m'a fait un petit cadeau, je crois... l'angine qu'elle avait la semaine dernière.

Vu la semaine qui m'attend, la gorge qui fait mal, les jambes en coton et la sensation d'avoir autant de souffle que mon vieux voisin vont venir à point nommé pour pimenter l'activité déjà dense...

Arggggg !

Faites des enfants, qu'ils disaient !

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