Les Mille et Une Vies

mardi 13 mai 2008

NOTRE INTEGRITE EST MENACEE...

Depuis quelques semaines, c'était la foire pour faire avaler à Cro-Mignonne ses yaourts et compotes.

Il faut dire, on avait rempli le réfrigérateur de ces mets délicieux mais néanmoins pesant, dévalisant le rayon et étudiant chaque date limite de consommation avec soin, avant de se savoir privés d'ascenseur.

Las, nous n'avions pas vu que ces yaourts et certaines compotesincluaient des morceaux de fruits. Et pour Cro-Mignonne, manger un morceau de fruit, c'est le déshonneur, la honte, un coup à se faire hara-kiri sur le champ tellement ça n'est pas imaginable.

Nous avons donc essayé pas mal de choses, de la persuasion aux menaces, avec des résultats assez peu satisfaisants.

Quand je me suis rendu compte qu'il nous restait un yaour "de bébé" (enfin d'industriel qui fait payer plus cher parce que c'est pour bébé) et j'avais racheté de ces compotes en sachet avec petit bec qui permet de les tototter tranquillou devant Oggy.

Le yaourt, est se l'est enfilé sans réfléchir (les compotes avec la même composition mais dans la bonne présentation, pas bêtement en pots, aussi).

Et ma roublardise, ma perversité, a pris le dessus. Nous avons lavé les emballages, et transféré (passés à la passoire quand nécessaire, pour enlever les morceaux) un yaourt dans le pot idoine et une compote dans l'emballage qui va bien.

Elle a tout mangé en trois secondes chrono. Damned. Même expérience en tentant au préalable de lui faire manger dans les pots qui craignent, rejet en bloc. Le temps de transférer dans les pots qui vont, elle dévore.

Certes, j'ai bien eu un vague regard vers l'opercule pour dire "ah tiens, je ne me souvenais pas qu'ils faisaient goût cerise", mais rassurée par l'emballage, elle a TOUT mangé.

Diantre. Elle est d'encore plus mauvaise foi que moi, et je suis transformée en faussaire.

Et elle n'a que deux ans...

vendredi 9 mai 2008

MORALE ET VERITE - REBOND

Yves Duel, que j'aime bien lire notamment parce qu'il me donne l'impression d'être plus intelligente que je ne suis (qui plus est, un homme qui aime Bach et les "Histoires comme ça" ne peut être que fondamentalement fréquentable) écrivait l'autre jour en conclusion d'un billet cette phrase qui me donne du grain à moudre :

L'information, c'est un truc simple. Dans lequels interviennent, ce qui n'est pas courant dans l'univers du business, des critères de la morale. Par exemple dans le fait de chercher la vérité. Et aussi dans le fait s'assumer ses responsabilités.

Pour une qui, comme moi, à le sens du "moral" maladivement chevillé au corps, forcément, ça fait écho.

Et cette phrase qui devrait sembler une évidence pour les pourvoyeurs d'informations me laisse ébahie devant le fait que justement, ça n'en est pas une.

Ces derniers temps, entre la presse qui a viré sa cutie d'adoratrice présidentielle et brûle allègrement ce qu'elle a adoré, "l'affaire" Elkabbach (qui doit trouver que Sevran vaut bien une messe, hinhinhin), ou plus loin, les bourdes de Pujadas concernant la décision de Juppé de se retirer de la vie politique (temporairement, rappelez-vous, c'était hier), j'ai souvent le sentiment de me trouver au cœur d'une surenchère permanente de tout, sauf d'information.

Du détail qui tue, de la rapidité avec laquelle on me le délivre, du ton catastrophiste avec lequel on dit ou écrit la chose.

Mais de recherche de vérité ? Certes, la vérité en elle-même est un concept fluctuant, mais sa recherche, elle, est une noble quête. Dans ces informations pressées, on balance du scoop, de l'inédit, mais où est le temps de la réflexion, de l'investigation, de la mise en perspective ? Il faut aller vite, pour vendre plus, préserver l'audience, nourrir la ménagère ou le lecteur, mais à quel prix, pour la matière même de ce qui doit être annoncé ?

Les responsabilités ? Quand on dérape, c'est la faute aux autres, et il faut vraiment être pris la main dans le pot de confiture jusqu'au coude pour les prendre, ses responsabilités.

J'aimerais, quand je lis les journaux, quand j'écoute la radio, quand je regarde la télévision, ressentir un peu de cette "noblesse intellectuelle" qui fait que l'on se fasse un point d'honneur d'avoir étudié un peu son sujet, d'avoir cherché, démêlé, décodé, pour me donner une information à la fois compréhensible et étayée, argumentée, si je puis dire.

J'aimerais aussi que l'impunité des journalistes ne soit pas qu'affaire de protections, mais avant tout de professionnalisme.

J'aimerais que l'information ne soit ni show ni business, juste de l'information.

(On me souffle dans l'oreillette : tu rêves debout, ma vieille).

EDIT : Bon sang de bois, Pascal Sevran est re mort aujourd'hui, mais pour de vrai.

mercredi 7 mai 2008

UNE PAGE

J'ai écrit une page.

Un premier jet de la première page.

Je suis encore très "retenue" par beaucoup de choses que je n'arrive pas bien à identifier, mais au moins ce petit pas est franchi. Cette scène d'ouverture d'une histoire a commencé à s'inscrire doucement sur le papier.

Si tout va bien, elle va se poursuivre, s'étendre, se modifier, se corriger. Et les barrages sauteront, les uns après les autres. Et je cesserai de me mettre en position de vouloir bien faire pour me consacrer à faire.

Si tout va mal, elle sera un petit signal de ma mauvaise conscience à me dire "si tu en as envie, pourquoi n'essaies-tu pas ?".

Je ne sais pas encore où cette page va me mener, j'espère juste qu'elle sera le début de quelque chose, au moins d'un mieux-être.

mardi 6 mai 2008

J'AI TRENTE DEUX ANS ET DEMI ET JE N'AI PAS...

Rebond sur ce billet d'Akynou...

J'ai trente deux ans et demi et je n'ai pas lu tous les romans d'amour.

Pas donné tous les baisers dont j'ai eu envie,

Pas visité tous les pays qui me font rêver,

Pas nagé avec des dauphins,

Je ne me suis pas fait tatouer,

Je n'ai pas de jardin où plantouiller et manger les pieds dans le gazon,

Pas de gros chien qui bave, pas de chat qui s'étire au soleil,

Ca fait une éternité que je n'ai plus fait de promenade à cheval,

Je ne pars plus voir la mer sur un coup de tête,

Je ne dis plus "chiche".

(Mais j'ai un L'Amoureux et une fille extras, un appart haut perché et une voiture de frimeuse, des livres dans ma pile à lire, de la musique dans les oreilles, encore quelques rêves en stock...).

lundi 5 mai 2008

RENTREE ET ODEURS

Le réveil sonne ce matin pour la première fois depuis une dizaine de jours. Il faut s'arracher du lit...

Je me lève, met en route le grillage de deux tranches de pain dont l'odeur m'éveille un peu les narines et les neurones.

Il faut accélérer, aller vite. Lavage, quenottes, ça sent le propre dans la salle de bain ménagée à fond hier, le dentifrice. Je m'habille, odeur de lessive et de linge propre, miam. Petit passage dans la chambre de Cro-Mignonne que oups, je réveille. Elle sent le bébé, chaude de sommeil. Les cheveux un peu collés, elle a dû avoir chaud cette nuit, bien qu'à moitié à poil et sur sa couette. Départ.

Ca sent le béton poussiéreux le long des neuf étages que je me cogne une fois de plus. Courage, le tiers de la durée des travaux est passé, un premier cap...

Il fait déjà chaud ce matin, ça sent le printemps, moins que les dernières semaines. Je marche vers le garage, odeur de fuel des machines pour les travaux d'à côté, de bitume chaud, ça pue. Entrée dans la voiture, miam, le cuir vient me chatouiller les narines....

Arrivée à La Défense, ça ne sent rien de particulier sur l'Esplanade. Juste les effluves de parfums et eaux de toilettes des passants que je croise, que de bonnes odeurs, pour une fois, pas un truc qui s'entête à vous coller mal à la tête.

Au bureau ça sent le chaud, au propre comme au figuré. Nos caves sont déjà bien chauffées par les températures de ces derniers jours, pas moyen d'aérer. Pas de café qui chauffe, rien pour se donner du coeur à l'ouvrage. Pourtant il en faudra...

Courage. Une semaine normale redémarre sans que j'en aie vraiment envie. Rien de catastrophique non plus.

(La thématique des odeurs est une idée de frederique, qui devrait vous régaler des ses odeurs très vite aussi !).

jeudi 1 mai 2008

EN DIRECT DU PAYS DES VACANCES

On me souffle dans l'oreillette que je suis silencieuse. Oui mais c'est les vacances ! Bien chargées d'ailleurs, plutôt de choses agréables.

J'ai pris mon premier coup de soleil dimanche avec un joli programme, dont notamment une revisite de l'expo de Titouan Lamazou qui est prolongée jusqu'au 12 mai et que je ne saurais que trop vous conseiller.

Et puis il y a eu des promenades, le choix des cadeaux d'anniv' de Cro-Mignonne, une visite au pays de Mickey sous la pluie mais qui a généré bien des sourires et des exclamations (on s'est bien amusés dans le crain ! Maman, on va prendre le crain !").

Aujourd'hui nous sommes allés quérir quelques plantouilles pour notre petit balcon et j'ai redécouvert avec L'Amoureux la joie de patouiller le terreau. Maintenant, quand on ouvre la fenêtre, on a une promesse de bel hortensia et des senteurs fabuleuses de plantes aromatiques, c'est un vrai délice.

Cro-Mignonne est plutôt de bonne composition, elle dort jusqu'à 9 heures du matin et fait de grosses siestes (moi aussi). Il faut dire qu'avec au moins une fois par jour la redoutable montée des neuf étages, on ne peut pas dire qu'on ne se dépense pas ! Elle les grimpe toujours allègrement, au point que je réclame parfois la pause qu'elle dédaigne.

Sauf aujourd'hui. Aujourd'hui, c'était un jour de manifestation du "Terrible Two", cet âge dont on menace les parents de nourrissons et dont les parents d'enfants plus grands se souviennent avec des rires nerveux. La guerre de la compote sévit donc. Je découvre ma fille capable, pour ne pas revenir sur son non, de se priver de plaisirs qu'elle affectionne pourtant tout particulièrement. Ok pour privée d'Oggy, je ne toucherai pas à cette compote ! Qu'elle adorerait si elle daignait la goûter, au demeurant. Affaire de principes, je vous dis.

Je sais précisément de qui elle tient cette obstination, d'ailleurs, ce qui me fait un peu frissonner de peur pour l'avenir.

De même que je sais de qui elle tient cette ardeur dévorante, qui lui fait dévorer ce (ceux) qu'elle aime avec une passion infinie, sans jamais la moindre trace de lassitude.

Je disais d'elle que je me figurais combien il y aurait de colères à endiguer, de chagrins intenses à consoler, de certitudes à questionner, et que j'espérais qu'elle apprendrait à faire bien avec plus tôt que moi.

Et pourtant, ces ressemblances me ravissent. C'est ma fille, pas l'ombre d'un doute, et je tremble pour elle tout en lui étant conquise par nos similitudes (en plus du reste).

Bref, on profite, on profite, et en même temps, notre "Terrible Twelve" d'équipe se prépare pour le rallye de Pokanel, heureusement que c'est les vacances, je vous le dis !

vendredi 25 avril 2008

BRUITS DE COULOIR

Extraits d'échanges par mail avec un prestataire, appelons le Gaston (c'est pas son prénom, mais ça pourrait, presque).

Moi : Clairement, ça me gonfle...

Gaston : Tiens tu dis souvent ça en ce moment !

Moi : Oui, ça me gonfle, souvent, c'est pour ça.

Gaston : En même temps, quand tu disais "nonobstant", c'était plus classe.

Moi : En même temps, faut bien changer, parfois.

Gaston : T'as raison, ça me gonfle aussi.

Moi : Remarque, c'est pratique, pour descendre du bureau, je me laisse aller au fil du vent et j'atterris en douceur...

Gaston : Dans tes rêves.

Moi : En couleur.

Gaston : En 3D

Moi : Sinon on avait du boulot ou bien on discute pour passer le temps ? ;-)

(Tout ça pour dire : ce soir c'est les vacances !!!!)

jeudi 24 avril 2008

DU MAILLOT QUI VA BIEN ET AUTRES CONSIDERATIONS SPORTIVES

Je lisais dans la presse que Laure Manaudou était bien marrie de son maillot de bain qui ne nage pas assez vite, et qu'à peine s'en était-elle servie pour essuyer des larmes de dépit qu'elle changeait d'équipementier (pour les nageurs, c'est du lourd, prévoir des malles entières juste pour transporter la tenue) afin de pouvoir retrouver ses performances de naïade habituelle.

Oumpf.

De la tenue qui fait le moine ?

Quoi qu'il en soit, pour une qui, comme moi, n'est pas dotée d'un solide esprit de compétition, c'est un peu mystérieux. Qu'on cherche à améliorer constamment ses performances, certes. Que l'ouvrier qui se plaint de ses outils n'a pas toujours tort, certes encore. Mais que quelques centimètres carrés de tissus influent à ce point sur des dixièmes de seconde, ça me laisse baba.

D'ailleurs, il va bien falloir se faire une raison, en faisant abstraction de toutes les potions magiques possibles, il y a bien un moyen ou gratter quelques millièmes de millièmes de secondes, pour des athlètes, devient de plus en plus difficile, non ? Et quand potion magique il y a, à mes yeux de novice, c'est plus du sport (sauf les bières à la troisième mi-temps, mais c'est une autre histoire). C'est du business et du sabotage humain.

Bref, tout ça pour dire que pour notre nageuse people comme pour tous les athlètes de toutes les disciplines, j'ai bien du mal à me faire entraîner dans la magie de la performance... pour quoi faire, d'ailleurs, la performance à tout prix ? N'est-ce pas l'effort, la mise en condition, le côté "se donner les moyens" de son épanouissement, qui est plus important qu'un record qui tombera un jour proche ou lointain ?

Et puis les placards de pub qui servent de vêtements aux sportifs, les coupures de pub à je ne sais combien de millions d'euros, etc, ça me gonfle.

Tout ça pour dire que boycotter les JO par principe humain, politique, ça m'irait bien, sauf que de toute façon, il y a peu de chances que j'y jette un œil.

mercredi 23 avril 2008

135 MARCHES PLUS TARD

Nous n'avons eu un répit que d'un jour avec l'ascenseur, qui s'est donc immobilisé pour une durée potentielle de 4 à 6 semaines.

Hier soir, ayant constaté que l'appui sur le bouton étant sans effet, nous avons donc attaqué Cro-Mi et moi l'ascension de nos neuf étages par la face nord.

Je lui avais bien expliqué qu'on pouvait se reposer autant qu'elle voulait (ou moi) et que je la prendrais dans les bras dès qu'elle me le demanderait. C'est-à-dire, dans ma tête, quelque part entre le premier et le deuxième étage.

La première volée de marche se passe bien, je constate que ma fille sait compter jusqu'à 20. Puis la deuxième. Elle assure comme une chef. Puis la troisième. Elle sait toujours compter jusqu'à vingt, en ce qui me concerne, je me contente d'énumérer les étages, un tiers de fait.

A la quatrième étape, je me dis que mon bonheur ne peut pas durer plus longtemps. A la cinquième, j'hallucine debout et je lui annonce une bonne moitié de faite.

Au sixième, je lui propose un break qu'elle accepte. 10 secondes plus tard, il faut quasiment que je la rattrape dans l'escalier.

Au septième, je me dis qu'au pire, je n'en aurai que deux à faire avec elle dans les bras.

Au huitième, constatant que les marches sont de plus en plus hautes (!!!), je la prends dans les bras, et là, elle m'intime l'ordre de la laisser descendre. Si elle le dit.

Et au neuvième, alors que j'étais rouge écarlate et transpirante, elle franchit le seuil de l'appartement ravie d'elle-même et commence à courir partout en criant "on est awivées, on est awivées ! Viens jouer maman, maman jouer avec Cla-a".

OK. On s'en fait toujours plus que nécessaire pour nos enfants. Je me demande de qui elle tient ce gène sportif, mais c'est le résultat qui compte, en l'occurrence.

Pourvou qué ça doure.

mardi 22 avril 2008

COLIS PIEGES

Il y a des jours où tout roule, facile, les dossiers s'enchaînent et on abat du travail dans la joie et la bonne humeur.

Et d'autres où on n'arrête pas de tomber sur des mines (heureusement, beaucoup moins dangereuses que les vraies, mais à défaut d'y perdre un membre, on y laisse parfois un paquet de nerfs et quelques neurones).

Mais vous savez quoi ? Notre nouvelle philosophie 2008, c'est : on re-la-ti-vise.

Et on le fait avec d'autant plus de réussite que pour une partie des démineurs de dossiers locaux, c'est bientôt les vacances.

Ah les vacances... bien méritées, ça va de soi.

Mais pourquoi la mise hors service de notre ascenseur à la maison tombe-t-elle précisément pendant les vacances, vous pouvez me dire ?

A tous les coups, c'est à ce moment-là que soleil et douceur vont revenir, et qu'il sera hors de question de confiner Cro-Mi.

Mais les vacances à porter mistouflette, 13 kilos, 16 dents, sur 9 étages en montée, est-ce vraiment des vacances, je vous le demande !

(Oui, quand même).

Bref, tout ça pour dire, j'ai hâte.

lundi 21 avril 2008

C'EST POUR UN CADEAU...

Souvent pour des gens qui ont tout, déjà, on galère à trouver une idée cadeau. Enfin, pas répétitif.

Par exemple, j'adore les bougies, en avoir, en recevoir, mais quand mes cousines m'ont fait un sketch façon "oh quelle surprise, Anne nous a offert des bougies", j'ai bien compris qu'il fallait que je me renouvelle.

Et puis un jour je cherchais un truc joli, doux, sensuel, pourquoi pas coquinou mais sans être de mauvais goût, gourmand, enfin quelque chose de bien, quoi.

Et j'ai découvert Bagatelles. C'est exactement tout ce que j'ai dit plus haut, et c'est une mine de jolis petits cadeaux pour vos ami(e)s et vos aimé(e)s, je trouve. Même pour se faire un cadeau à soi tout seul et se faire du bien.

Et y a même un bloug pour suivre l'aventure de cette e-boutique pas tout à fait comme les autres.

En plus, pour avoir testé, c'est rapide, soigné, joliment emballé, bref, que du bonheur.

Perso, j'adoooooore, alors je partage.

vendredi 18 avril 2008

DANS VOS BELLES MIRETTES

Un peu fatiguée, un peu paresseuse, je vais vous faire travailler, maintenant.

L'idée m'est venue des remarques récurrentes de L'Amoureux sur les gens qui lisent chaque jour et finissent par connaître beaucoup de choses de la vie des blogueurs.

Encore faut-il distinguer le dire de l'être, mais c'est vrai qu'à force d'à forcer, on finit par deviner pas mal qui est celui ou celle qui écrit. Au moins l'une ou quelques une de ses facettes.

Alors je vous propose maintenant de me dire des choses que vous savez de moi sans que je sache que vous les savez, vous me suivez ? Des petits trucs que par votre bout de la lorgnette, vous ressentez, ou croyez avoir deviné, et puis je vous dit quoi. Si c'est vrai ou pas, si je le ressens pareil ou non.

C'est parti ?

jeudi 17 avril 2008

GIBOULEES D'AVRIL

J'ai des principes à la con qui causeront ma perte.

Depuis qu'il y a eu, il y a dix jours, deux demi-journées ensoleillées et douces, je refuse de remettre mon manteau pour aller "en surface", notamment fumer ma cigarette du matin qui n'arrête pas le pélerin.

Forcément, vu le temps qu'il fait, j'ai froid.

Et quand je monte dans notre nouvelle voiture le soir et que cette dernière, très gentiment, m'indique la température extérieure déprimante, je comprends pourquoi.

Nonobstant (j'ai oublié de le dire, l'autre jour, que nonobstant faisait partie de mes mots-tics du moment), on ne va quand même pas mettre un manteau pour 5 minutes en plein air et en plein vent et sous la pluie, si ?

Un œil aux prévisions météo des jours à venir...

... en fait si, on va.

mercredi 16 avril 2008

AVANT / APRES

Avant quand j'avais un bavard au téléphone du bureau, je griffonnais des trucs sans queue ni tête, je vérifiais qu'il n'y avait rien de neuf sur les blogs, je lisais mes mails en même temps...

Maintenant...

Je m'entraîne à dessiner Oggy pour satisfaire les demandes de ma fille (qui m'a fait renoncer, il faut le dire, à une interview du beau George C. sur Canal juste parce que c'était l'heure dudit Oggy avant d'aller se coucher. La maternité n'est pas qu'un champ de pétales de roses, clairement...).

Comme je suis grande et généreuse, je vous offre, façon "2 pour le prix d'1" :

- l'occasion de vous moquer

- l'occasion de vous occuper, en imprimant et coloriant cet amusant modèle, qui sera du plus bel effet sur le mur de votre salon. Si si, j'insiste.

A vous de jouer, les amis !

(Pour ceux qui trouveraient que vraiment, vraiment, ce blog c'est n'importe quoi, et bien vraiment, vraiment, ils auraient raison).

mardi 15 avril 2008

L'HOMME ETANT UN LOUP POUR L'HOMME

Ceci étant posé, il est vrai que l'homme est aussi un loup pour la femme, la femme pour l'homme, la femme pour la femme, et autres variantes qui m'auraient échappé.

Bref, tout ça pour dire que je me demande au nom de quoi on laisse d'autres humains avoir du pouvoir sur nos émotions. Sur nos coeurs qui se serrent, s'appesantissent, coulent dans un bloc de béton, nos gorges qui se serrent. Nos tripes qui se nouent, nos coeurs (encore eux) qui s'emballent trop, ou plus assez. Sur les larmes qui coulent, sur les rires qui fusent. Sur les envies ou pas envies. Sur les rêves, les espoirs, les déceptions.

Parce qu'au fond, c'est quand même assez épuisant, ces montagnes russes perpétuelles qui nous occupent du début à la fin. Ok c'est distrayant, voire palpitant, mais fatiguant, limite destructeur.

Bref. Pendant que vous planchez sur le sujet, m'en vais donner nourritures spirituelles et terrestres à une quatre-vingtaine de loups pour leurs patrons, puis à une encore plus grosse quantité de geeks en folie. Heureusement, ils sont au-dessus de l'âge du geek qui a en plus les hormones en folie.

On est pas couchés.

Et puis pauvres loups, quand même, les expressions qu'on leur colle alors qu'ils n'y sont pour rien. Pour RIEN du tout. Ils ont le dos large, c'est moi qui vous le dit.

(Si ce billet vous semble un grand n'importe quoi, c'est normal. Je suis moi-même un assez grand gros n'importe quoi, et c'est comme ça).